Dites stop aux emballages toxiques !
Stop aux emballages toxiques

L’ANSES a récemment souligné que nombre d’aliments de nos placards peuvent être contaminés par leurs contenants. Si on a très longtemps minimisé l’impact que peut avoir le contenant sur une denrée alimentaire, il est temps de faire le point pour dire stop aux emballages toxiques.

Quels emballages favoriser ?

Le zéro déchet est encore loin de faire l’unanimité et rares sont les familles ayant renoncé aux emballages du quotidien. S’il est indéniable que le passage au zéro déchet est une étape compliquée nécessitant de nombreuses nouvelles habitudes à adopter, il est fondamental de pouvoir choisir nos contenants.

Le verre

Vous l’ignorez peut-être mais le verre ne contient que trois matières premières, à savoir le sable, le calcaire et la carbonate de sodium. Imperméable, il permet d’éviter les produits toxiques ou l’humidité. Le contenu du verre n’est pas non plus soumis aux variations de température, permettant ainsi de préserver le goût et les vitamines de nos aliments.
Nous ne saurions que vous recommander de le favoriser car il est en outre recyclable à l’infini !

Le plastique, avec modération

Divers types de plastiques sont présents sur le marché. Si nombreux sont réputés comme fiables, certains sont pourtant pointés du doigt car ils auraient un impact sur notre santé. En cause ? Les particules toxiques, qui peuvent migrer dans les aliments.

Le polyéthylène haute ou basse densité ou le polypropylène sont réputés comme sûrs. Vous retrouvez par exemple le premier dans les bouteilles de jus de fruits opaques, les sacs congélation, le film alimentaire. Quant au polypropylène, on le trouve dans les récipients réutilisables, les pots de yaourt…

Allez-y avec modération sur le polyéthylène téréphtalate et le polychlorure de vinyle (PVC) car ils libéreraient des perturbateurs endocriniens. Ils sont notamment utilisés dans les bouteilles transparentes d’eau, de jus de fruits ou de sodas. Quant au polystyrène, le styrène qu’il relâche serait potentiellement cancérigène. Le polystyrène est très utilisé dans les barquettes à emporter, les gobelets ou les couverts jetables.

Bon à savoir : des pictogrammes répertoriant les différents types de plastiques sont présents sur les bouteilles (il faut parfois bien les chercher…)

Zoom sur la bouteille d’eau en plastique transparent

Les bouteilles d’eau sont a priori destinées à un usage unique et ne devraient pas être réutilisées. Il n’est donc guère étonnant que 9 300 000 000 (oui, autant de zéros) de litres d’eau en bouteille soient consommés chaque année sur le territoire français. Cela représente quand même plus de 138 litres d’eau en bouteille par an et par habitant… Pour celles et ceux qui pensent faire un geste pour la planète en les réutilisant, il est important de souligner que de fines particules de plastique se détachent progressivement de la bouteille et que les bactéries y prolifèrent ! Aussi est-il judicieux d’opter pour une gourde en verre, ou en inox.

Les emballages à éviter

Les conserves et l’aluminium, avec parcimonie

Les études se sont multipliées ces dernières années afin d’alerter le consommateur des risques liés à l’aluminium : cancer, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), Alzheimer… Car l’aluminium n’empêche nullement les particules fines de migrer dans les aliments, surtout quand il est exposé à la chaleur. Vous l’aurez compris : l’aluminium au four est à éviter.
Attention, seul l’aluminium à forte dose et une exposition répétée peuvent avoir des effets néfastes. Et nous y sommes quotidiennement exposés : ustensiles de cuisine, boîtes de conserves, déodorants…

Les emballages en carton, à fuir

Au printemps 2017, l’ANSES a alerté les consommateurs quant aux risques liés aux huiles minérales, présentes notamment dans les encres et adhésifs et emballages alimentaires en papier et en carton. Les huiles minérales migrent vers nos aliments, et avec elles les hydrocarbures qui les composent. Ce risque de contamination est d’autant plus élevé avec le carton et le papier recyclés. C’est triste à dire, mais penser à la planète peut nuire à notre santé : lors du recyclage en effet, les anciens emballages sont mélangés avec d’autres matériaux comme les journaux imprimés, qui contiennent encres et adhésifs. Vous avez deviné la suite. Lors du processus de recyclage, les matériaux se mélangent et votre carton recyclé contient donc lui aussi des hydrocarbures toxiques.

À lire également sur le même sujet :
Avec le plogging, faites la course aux déchets
Les récipients à ne surtout pas mettre au micro-ondes
15 règles d’hygiène en cuisine

Ajouter un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs requis sont indiqués *

Recevez chaque semaine des idées de recettes, des conseils pour une nutrition saine, équilibrée et savoureuse