Modifier les dates de péremption des aliments, un outil pour réduire le gaspillage alimentaire ?

Les dates de péremption en cause dans la gaspillage alimentaire ?

Nous sommes nombreux à nous égarer entre les différentes dates de péremption que l’on peut retrouver au supermarché du coin. La DDM, la DLC, la feue DLUO… de quoi s’y perdre ! Si ces mentions ont été mises en place afin de limiter tout risque sanitaire, les Français les ont bien assimilées. Nous jetons beaucoup, en moyenne 7 kilos de produits encore emballés par foyer chaque année. La faute aux dates de péremption ?

Les dates de péremption en vigueur seraient-elles devenues has-been ?

Too Good To Go, l’application mobile qui a fait du gaspillage alimentaire sa priorité, a lancé une pétition (#Changetadate) afin de réformer les dates de péremption. Mais pourquoi ? Nous, consommateurs, nous référons beaucoup trop au message « à consommer de préférence avant » (DDM) présent sur les produits alimentaires, mention régie par la législation en vigueur. Or, de nombreux produits dont la DDM est dépassée sont mis à la poubelle, sans hésitation aucune. Mais ce sont souvent des produits de longue conservation pour lesquels une conservation plus longue ne comporterait aucun risque sanitaire.

Lucie Basch, fondatrice de l’application, milite pour que les industriels et les distributeurs « clarifient leurs dates de péremption ». Elle souhaite que le fameux « à consommer de préférence avant » évolue vers « meilleur avant », comme c’est le cas des Anglo-Saxons qui utilisent la mention « best before ». Un message plus clair, plus explicite, pour mettre fin à un gaspillage alimentaire directement lié à une incompréhension de ces dates.

Les consommateurs obnubilés par les dates de péremption ?

Nous ne vous dirons jamais de consommer de la viande avec une DLC dépassée. Mais il semble nécessaire de faire appel au bon sens. Un rapport de la Commission Européenne souligne que près de 20 % du gaspillage alimentaire serait lié à une incompréhension de la DDM. Ce qui n’est guère étonnant : nous jetons à tort des aliments « à consommer de préférence avant » comme la farine, le riz ou les produits secs dès la date dépassée.

Afin de réorienter les consommateurs, Carrefour a modifié voire supprimé les dates de consommation de 500 de ses produits MDD (marque de distributeur). La DLC de nombreux produits frais ou d’épicerie a été allongée de 5 à 10 jours, comme c’est le cas des yaourts, passés de 23 à 30 jours, une preuve que nous les jetons trop hâtivement dès la date dépassée. Et la DDM a été retirée de certains produits de la marque Carrefour comme le sucre, le vinaigre, le sel…

En espérant que cette pétition aboutisse, pour enfin dire adieu à ce trompeur « à consommer de préférence avant », mais aussi adieu à une part importante du gaspillage alimentaire. En attendant, n’oubliez pas qu’un paquet de pâtes dont la date est dépassée de plusieurs jours, ou de plusieurs semaines, ne comporte aucun risque sanitaire. Ne vous limitez pas à la date indiquée sur un produit, lisez également le message qui l’accompagne.

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