Constipation : au secours, ça coince !

Infographie du gros intestin en cas de constipation

15 à 35% des Français sont sujets à la constipation. Vous allez à la selle moins de trois fois par semaine ? Les rares selles que vous arrivez à produire sont dures ? Vous êtes obligé de forcer pour vous en débarrasser ? Enfin, vous n’avez jamais la sensation libératrice de la tâche accomplie ? Il semblerait que les nerfs et les muscles de votre gros intestin soient quelque peu paresseux… Pas de panique ! Nos astuces arrivent à la rescousse pour débloquer la situation ! Nous déclarons venue l’heure de monter sur le trône !

Si vous êtes sujet à des constipations chroniques nous vous recommandons de prendre rendez-vous chez votre médecin. Ces dernières peuvent cacher un diabète non décelé ou un problème de thyroïde. Dans le cas de constipations légères ou passagères (comme il arrive que ce soit le cas en période de stress, en voyage, ou quand on est malade), voici quelques méthodes qui devraient vous aider à avoir la courante !

Nos méthodes pour vous mettre bien en selle

Optez pour une alimentation riche en fibres alimentaires

Ces dernières n’étant pas digérées dans l’intestin grêle, elles peuvent, en arrivant dans le gros intestin, donner un petit coup de pouce à la paroi intestinale et motiver les selles à se diriger tranquillement vers la sortie. Et pour ce qui est des fibres, sachez que le pruneau arrive à la première place du podium. En plus d’être bien pourvu en fibres, il contient des substances actives qui véhiculent une plus grande quantité d’eau dans l’intestin, ce qui redonne un peu de souplesse à des selles trop dures. Mais n’imaginez pas que ses effets soient immédiats. Il faut attendre deux à trois jours pour profiter pleinement de ses vertus. Notez que vous pouvez aussi vous procurer des fibres alimentaires sous forme de comprimés ou de sachets en pharmacie ou en parapharmacie.

Fibres solubles et insolubles : quelles différences ?

Les fibres non solubles dans l’eau provoquent des mouvements intestinaux plus dynamiques, mais sont plus souvent responsables de maux de ventre. Les fibres solubles dans l’eau ne sont pas aussi efficaces que leurs cousines mais elles hydratent mieux les selles et sont souvent mieux tolérées. Les fibres solubles et insolubles présentent des intérêts différents pour l’organisme. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de consommer les deux types de fibres à la fois, à raison de 30 g par jour.

Hydratez-vous suffisamment

Les fibres, c’est bien, mais elles ne servent pas à grand-chose si on ne boit pas suffisamment d’eau. Gorgées d’eau, les selles s’assouplissent au maximum. Sans eau, ces dernières sont plus dures et peines à voir la sortie du gros intestin et entraînent un ralentissement du transit.

Ne vous retenez pas

Comme le dit si bien Jules Jouy, « L’heure, c’est l’heure ; avant l’heure, c’est pas l’heure ; après l’heure, c’est plus l’heure ! ». L’intestin fait souvent preuve de régularité et veut travailler selon ses horaires habituels. Si vous faites faire à chaque fois une marche arrière à votre bol fécal, il devient de plus en plus difficile d’ordonner à vos muscles et nerfs intestinaux d’adopter la marche avant. Coincée dans le gros intestin, la grosse commission se vide de son eau et durcit… Et à force de réprimer vos envies d’aller à la selle, vous vous retrouvez une fois de plus constipé ! Vous avez besoin d’aller aux toilettes ? Foncez-y sans plus attendre !

Misez sur les probiotiques et les prébiotiques.

Les probiotiques et prébiotiques sont des microorganismes vivants qui peuvent donner du cœur à l’ouvrage à un intestin démotivé. Pour vous les procurer, rendez-vous en pharmacie ou mieux : lisez notre article !

Chaussez vos baskets

Une activité physique soutenue stimule les mouvements intestinaux et réveille l’intestin qui semble avoir pris ses congés.

Mettez-vous à la balançoire !

Peu conventionnelle, on vous l’accorde, cette méthode consiste à s’asseoir sur le trône, à pencher le buste en avant jusqu’à toucher les cuisses, puis à se redresser en position assise. Répétez le mouvement plusieurs fois, vous verrez, c’est magique !

Ça ne vient toujours pas ?

Vous avez beau essayer toutes nos astuces précédentes, vos pèlerinages aux toilettes s’éternisent toujours ? Vous devriez peut-être envisager de prendre un laxatif ! Il en existe trois sortes :

Les laxatifs osmotiques

En chemin jusqu’au gros intestin, ils emmagasinent toute l’eau qu’ils trouvent sur leur passage afin d’assouplir les selles au maximum. Attention toutefois de ne pas trop forcer sur la dose car ils risqueraient d’emmagasiner trop d’eau et risqueraient de donner la courante ! Les laxatifs osmotiques n’agissent pas que sur l’hydratation, mais aussi sur la masse. Plus l’intestin est humide, plus il accueille de bactéries intestinales bien nourries ou de chaînes moléculaires, et plus il est incité à bouger. C’est le principe du réflexe péristaltique. Parmi les laxatifs osmotiques les plus courants, citons le lactulose, le sorbitol et le polyéthylène glycol (PEG).

Les laxatifs lubrifiants

Ces laxatifs emballent le bol fécal dans une enveloppe de graisse non absorbable et permettent ainsi une évacuation rapide. L’huile de paraffine s’avère par exemple très efficace en cas de petites plaies désagréables ou d’hémorroïdes au niveau du rectum mais elle ne peut être utilisée qu’à court terme.

Les laxatifs stimulants

Ils sont destinés aux personnes qui souffrent de constipations sévères. Avalés le soir, les laxatifs stimulants permettent à l’intestin d’obtempérer au petit matin. À utiliser ponctuellement car une consommation trop importante de laxatifs stimulants peut engendrer des dommages nerveux.

Comptez jusqu’à trois !

Infographie de l'intestin

Le gros intestin se divise en trois parties : une partie ascendante, une partie transverse et une partie descendante. Lorsque nous allons à la selle de manière naturelle, nous évacuons le contenu de la partie descendante. D’ici au lendemain, celle-ci se remplit à nouveau et ainsi de suite. Mais lorsque nous avons recours à des laxatifs puissants, nous évacuons parfois tout le contenu du gros intestin, c’est-à-dire ce qui remplissait ses trois parties. Dans ce cas de figure, il peut s’écouler trois jours jusqu’à ce que le gros intestin se remplisse à nouveau. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas s’inquiéter si vous n’arrivez pas à aller au petit coin. Inutile donc de recourir à ces médicaments quotidiennement. L’idéal étant de toujours laisser un intervalle de deux ou trois jours entre chaque prise.

En cas de constipation persistante, consultez votre médecin. Ce dernier essayera de comprendre ce qui coince et vous orientera vers la médication adaptée à vos besoins !

Et si vous voulez en savoir encore plus, plongez-vous sans plus attendre dans le livre de Giulia Enders baptisé Le charme discret de l’intestin et paru aux éditions Actes Sud. Elle y explore cet organe qu’elle juge « mal aimé » et « sous-estimé ». Le fond de nos entrailles aura bientôt plus de secret pour vous. Une bien belle histoire de boyaux !

 

Ne laissez plus votre intestin décider pour vous ! Découvrez notre accompagnement nutritionnel Syndrome de l’Intestin Irritable, basé sur un régime pauvre en FODMAPs. Celui-ce pour permettra de cuisiner en tenant compte de votre syndrome, de retrouver un équilibre nutritionnel sain, de moins souffrir physiquement et psychologiquement, d’être plus serein dans votre environnement professionnel et de sortir de l’isolement social.

 

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